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Con de chien
Une réflexion décalée sur la domestication, les usages et les contradictions du chien
Entre provocation et tendresse, un portrait ironique d’un compagnon aussi fidèle qu’imprévisible
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Je marchais la tête en l’air, sans regarder le sol... Con de chien !
Je caressais un caniche qui n’avait pas l’air méchant... Con de chien !
Il pleuvait et le labrador de mon ami est entré dans mon salon... Con de chien !
Le chien sème ses malodorantes déjections dans la rue, mord parfois sans raison la main qui le nourrit, et semble prendre un malin plaisir à saloper les intérieurs en se secouant de façon compulsive, surtout quand il est trempé. Voilà 15 000 ans que l’Homme a domestiqué le loup avant de le transformer en une infinie variété de modèles dont beaucoup sont totalement ridicules. Cet idiot utile aide les humains à chasser, à garder leur propriété (rappelons que, selon Marx, c’est le vol), et à faire la guerre ou la police... Con de maître !
Au-delà de ces missions réactionnaires et masculinistes, les chiens protègent les moutons, sauvent des vies et guident des non-voyants. Brave bête tout de même.
Fidèle à son maître jusqu’à l’oubli de lui-même, le chien peut se laisser mourir sur la tombe de son dominateur. Quel con.


















